dimanche 13 juillet 2008

A quand le label rouge pour les bilans de compétences ? part 1


Bilan de compétences : Tour de France des démarches qualité :

Dans un marché atomisé, avec près de 1000 prestataires réparti sur l'ensemble de l'hexagone, comment aider un futur bénéficiaire à choisir ?, comment lui garantir la conformité, l'efficacité, l'efficience de la méthode, du centre de bilan qu'il finira par choisir ? C'est ce à quoi les démarches qualité souhaitent répondre.

Aujourd'hui, il co-existe 3 approches : celle des financeurs (Fongecif), celle des syndicats ou fédérations professionnels (Fédération des CIBC, Syntec) et celle des prestataires.

Tout d'abord, je vous propose d'explorer celle du Fongecif-IDF. Lancée en 2004, par une première phase d'audit (réalisée par le Cabinet André Chauvet Conseils), depuis 2005, le Fongecif-Idf propose deux procédures : la classique accréditation (plutôt administrative) et la démarche qualité. A la clé, pour les centres pouvant satisfaire les critères de la démarche qualité, une prise en charge de 2250 €, ce prix étant ramené à 1750 pour les centres simplement accrédités.

Les 8 critères qualité du Fongecif Idf :

1 - Positionnement Professionnel : "Une démarche d'accompagnement et d'aide à la décision"

* Le centre de bilan a un rôle d'accompagnement et de conseil
* Les moyens mobilisés et la démarche proposée contribuent à rendre le bénéficiaire acteur de son bilan dans le respect de sa personne. Il est conseillé et non évalué, jugé.
* Le dispositif vise à clarifier et à facilite le nécessaire engagement personnel dans la démarche

2 - Professionnalisme de la structure et des intervenants :

* Les moyens humains mobilisés par la structure sont adaptés aux objectifs du bilan :
* Expérience sur ce champ (réalisation d'un nombre significatif de bilans),
* Existence d'une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels aux compétences actualisées,
* Fiabilité des méthodologies employées

3 - Objectif de la clarification des atouts, des priorités et des axes de progrès :

* A la fin du bilan, le bénéficiaire doit être en mesure de repérer ses points d’appui, ses priorités et ses axes de progrès lui permettant d’élaborer un projet professionnel.

4 - Ancrage économique et vérification de faisabilité :

* Le bilan doit permettre à la personne de vérifier par une exploration documentaire appropriée et par des informations de terrain fiables la faisabilité des hypothèses professionnelles envisagées.

5- Un plan d'action étayé et l'identification de solutions alternatives :

* Le bilan doit permettre au bénéficiaire de s’engager dans l’action de manière organisée et de faire face à des aléas éventuels par un travail sur des hypothèses alternatives.

6- Le document de synthèse : conformité et opérationalité :

* Le document de synthèse remis à l’issue du bilan au seul bénéficiaire est conforme aux indications règlementaires.
* Il doit être rédigé de manière claire et compréhensible.
* Il doit mettre en perspective les résultats du bilan afin de faciliter l’élaboration d’une stratégie.

7 - Évaluation et développement :

* Le prestataire met en oeuvre une évaluation systématique et régulière de son action (satisfaction des bénéficiaires, utilité de la prestation).
* Il assure une veille sur l’évolution de l’environnement (règlementation, évolutions socio-économiques) et adapte ses pratiques en conséquence.

8 - Suivi :

* Le prestataire met en oeuvre un suivi systématique de son action auprès du bénéficiaire.


Sur les 340 centres accrédités en 2007, seuls 50 sont conventionnés qualité.


jeudi 10 juillet 2008

La fusion ANPE/UNEDIC va t-elle démanteler le réseau des CIBC ?


La plupart des CIBC de la région NORD évincés du bilan de compétences approfondi (BCA)

Les centres interinstitutionnels de bilans de compétences (CIBC) de la région NORD sont en colère. La plupart sont privés de leur mission phare: le BCA. Les CIBC ont vingt ans. Mais l'heure n'est pas à la fête. Ces centres, créés par l'État, sont chargés de favoriser la gestion de carrière grâce à différents outils : bilan de compétences, conseils préalables à la VAE, prestations diverses... Mais la donne a changé. Fin 2007, l'ANPE lance un appel d'offres destiné à déterminer les organismes habilités à réaliser les bilans de compétences des demandeurs d'emplois pour la période 2008- 2010. Les huit CIBC de la région répondent (Arras, Béthune, Douai, Dunkerque, Lens, Lille, Maubeuge, Tourcoing).

Dans la région, deux CIBC sur huit sont retenus. Pour les autres, d'autres opérateurs, publics ou privés, sont choisis. «L'appel d'offres comportait deux phases. La première concernait le dossier technique et administratif. Toutes les notes des CIBC étaient supérieures à celles des autres opérateurs. La seconde phase concernait les négociations tarifaires et là, ça a été la catastrophe. C'est le moins-disant qui a gagné», explique Corinne Macquart, directrice du CIBC de Lens. «Certains prestataires proposent des bilans de compétences en six heures alors que nous les réalisons en dix-huit ou vingt heures. Nous allons passer d'un bilan de compétences approfondi à un bilan de compétences appauvri.» En 2007, les CIBC de la région ont accompagné 6000 personnes et réalisé 2000 bilans de compétences. Depuis début mai, les CIBC n'assurent donc plus de prestations pour l'ANPE. Elles représentent en moyenne la moitié du chiffre d'affaires des CIBC. Ce CIBC s'appuit sur effectif de 76 salariés,13% devront être licenciés. De plus, les CIBC devront trouver de nouvelles ressources.

Les CIBC vont désormais se tourner vers les élus et se rapprocher d'autres régions de France pour essayer de trouver un recours.

Que passe t-il dans les autres régions ?

lundi 7 juillet 2008

Plusieurs métiers, une carrière, un bilan ?

En France, 61 % des salariés en moyenne ont changé de métier, selon une étude Anact-TNS Sofres, qui ne dit pas si ces changements sont subis ou voulus. C'est chez les trentenaires que la mobilité professionnelle est la plus forte (68 % déclarent avoir exercé plusieurs professions). Cette tendance décroît pour les quadragénaires (65 %) puis les quinquagénaires (59 %). La formation tout au long de la vie - utilisée pour se maintenir dans l'emploi ou changer de métier - est plébiscitée : le droit individuel à la formation, le bilan de compétences et la validation des acquis de l'expérience sont ainsi connus de 60 % à 70 % des salariés. Mais, autre chiffre surprenant, 70 % à 90 % des salariés n'y ont pas recours. Ils craignent en effet que cela soit perçu par leur employeur comme une " volonté de départ " de l'entreprise.

Découvrir la synthèse de l'étude : http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/1/808342.PDF